ARCHIVÉE - Le Princess Patricia’s Canadian Light Infantry souligne ses cent ans de service distingué envers le Canada lors de la cérémonie commémorative tenue à Frezenberg

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Article / Le 20 mai 2015

Du 7 au 11 mai 2015, quelque 150 militaires du 2e Bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (2 PPCLI) étaient en Europe afin de participer aux célébrations marquant les cent ans de service distingué du Régiment envers le Canada.

La cérémonie de commémoration à Frezenberg, à savoir la portion finale des activités du centenaire du PPCLI, retrace les étapes parcourues par « les Originaux » lors de la Première Guerre mondiale au Saillant d’Ypres. Des services commémoratifs ont été célébrés successivement à Voormezele, à Frezenberg et à la porte de Menin, en plus d’un défilé du droit de cité à Ypres.

Service célébre à Voormezele

Juste après le lever du soleil sur la petite commune de Voormezele, les invités de marque et les membres du PPCLI se sont rassemblés à l’enceinte numéro 3 du cimetière, communément surnommé « cimetière régimentaire de la Grande Guerre du PPCLI », afin de tenir un service à la fois solennel et intime rendant hommage aux sacrifices des membres du PPCLI.

À l’intérieur des murs de l’enceinte numéro 3 se trouvent les dernières demeures de 59 membres du Patricia’s, dont la majorité sont morts au champ d’honneur en servant le Canada et le Commonwealth sur les lignes de front à Saint-Éloi, entre le 8 janvier et le 24 mars 1915.

Afin de saluer la mémoire de ces militaires et leur rendre hommage, un membre du 2 PPCLI en service actif a pris place derrière chacune des 59 pierres tombales de leurs frères d’armes tombés au combat. Un petit drapeau du régiment permettait de distinguer les membres du PPCLI parmi les tombes des militaires tombés au champ d’honneur.

 « Nous sommes réunis à Voormezele aujourd'hui, 8 mai 2015, précisément cent ans après la bataille au cours de laquelle les Originaux du PPCLI ont tenu la crête de Bellewaerde sans se préoccuper du prix à payer  » rappelle le lieutenant-colonel (Lcol) Bob Ritchie, commandant du 2 PPCLI.

 « Les membres actuels du Régiment ont aujourd’hui le privilège de refaire symboliquement le parcours de leurs prédécesseurs régimentaires, alors que nous nous préparons à entreprendre cent nouvelles années de service envers le Canada.  » 

Parmi les nombreux membres du PPCLI enterrés dans l’enceinte numéro 3 se trouvent les deux premiers commandants du Régiment, le Lcol Farquhar et le Lcol Buller, tous deux récipiendaires de l’Ordre du service distingué pour leur bravoure devant l’ennemi.

Tout juste avant la fin du service, les membres de l’équipe du Relais du témoin commémoratif ont entrepris la dernière étape de leur périple retraçant le parcours suivi par les Orignaux il y a exactement cent ans pour se rendre sur les lieux de la première bataille importante à laquelle les Originaux ont participé lors de la Première Guerre mondiale.

Service célébré à Frezenberg

Tenu exactement cent ans après la bataille qui s’est déroulée à cet endroit précis, le service de Frezenberg a commémoré la participation du Canada à cet événement historique. La cérémonie a permis d’inaugurer de nouveau, devant les invités de marque, les spectateurs et les représentants des médias, le monument commémoratif de Frezenberg qui vient de faire l’objet de travaux de restauration.

Dans la foule présente lors de ce service matinal se trouvaient des dignitaires de la Belgique, du Royaume-Uni et du Canada, notamment l’officier de la revue pour le défilé, la très honorable Adrienne Clarkson, colonel en chef du Princess Patricia's Canadian Light Infantry, et le commandant de l’Armée canadienne, le lieutenant-général Marquis Hainse.

 « La bataille de Frezenberg a forgé l’esprit du Régiment, faisant de lui une force de combat efficace  »,  a déclaré le lieutenant-général Marquis Hainse, commandant de l’Armée canadienne.

 « Malgré de lourdes pertes, les militaires ont combattu bravement ce jour-là afin de défendre la ligne de front. Les membres actuels du PPCLI perpétuent cette remarquable histoire et, tout comme ceux qui ont combattu avant eux, ils sont forts, fiers et prêts pour un autre siècle de service.   » 

Les personnes qui ont assisté au service se sont rendues jusqu’au monument commémoratif du PPCLI à pied, sur d’un sentier historique arpentant le champ de bataille, sur le sol de Frezenberg où a coulé le sang il y a un siècle.

Sur les champs des fermiers, on retrouve de grands panneaux d’affichage qui indiquent les positions exactes des lieux où les Originaux ont défendu vaillamment, jusqu’à la mort, la crête de Bellewaerde. Au cours des combats du 7 et 8 mai 1915, 392 membres du Régiment ont été tués, grièvement blessés ou portés disparus.

Peu de temps après le début du service, les membres de l’équipe du Relais du témoin commémoratif sont arrivés à Frezenberg, après avoir parcouru symboliquement la route empruntée par le premier déploiement du PPCLI et passant par la zone de repos régimentaire de Dickebush, jusqu’à la ligne de front de la crête de Bellewaerde.

À leur arrivée à Frezenberg, le témoin a été remis du plus jeune militaire du PPCLI en Europe à la très honorable Adrienne Clarkson pour ensuite être placé dans un écrin de verre. Cet écrin vitrine a été scellé et fera ultérieurement partie de l’exposition du Musée des régiments à Calgary, en Alberta.

On a alors procédé au dévoilement officiel du monument commémoratif restauré du PPCLI. Quatre gardes de veille en uniforme de la Première Guerre étaient postés autour de celui-ci, en plus d’un porte-drapeau tenant une réplique du drapeau du régiment, le Ric-A-Dam-Doo.

À l’occasion du centenaire, une plaque a été ajoutée au monument. Elle signale le service commémoratif tenu le 8 mai 2015. Gravés dans le bronze, on peut voir un érable à sucre canadien ainsi qu’une marguerite, les symboles qui ornaient l’insigne de coiffure originale portée par les membres du PPCLI à Frezenberg.

L’interprétation de la pièce « The Fall in of The Old Guard », à la conclusion du service, a été un moment émouvant. Au son de celle-ci, d’anciens membres du Patricia’s ont entrepris une marche à partir du champ de bataille, au rythme du corps de cornemuses du service de police d’Edmonton.

Défilé du droit de cité de la ville d'Ypres

Des membres du 2 PPCLI ont défilé fièrement dans les rues d’Ypres avec leurs armes, baïonnettes au canon et drapeaux au vent, au son des tambours. Ce n’était que la troisième fois de son histoire que le Régiment exerçait son droit de cité à Ypres, honneur qui lui a été conféré le 12 août 1964. L’origine de cette tradition remonte au XVIIe siècle. On accordait alors à des unités militaires le privilège de défiler dans les villes qu’elles avaient protégées. Il s’agit du plus grand honneur qu’une unité militaire peut recevoir d’une municipalité.

Au début de la cérémonie, le Lcol Bob Ritchie convoque le maire d’Ypres, l’honorable Jan Durnez, en frappant à la porte de l’hôtel de ville avec la poignée de son épée afin de demander la permission de défiler. La demande a été gracieusement accordée par le maire d’Ypres après l’inspection des troupes.

« Défiler dans les rues de la magnifique cité d’Ypres était une expérience sensationnelle et un des hauts faits de ma carrière  », a souligné le caporal-chef Tyler Culbert.  « Voir les habitants de la ville nous acclamer et nous dire que le souvenir et les sacrifices du PPCLI demeurent gravés dans leur mémoire m’a beaucoup touché. » 

Le Corps de tambours du 2 PPCLI a livré une prestation inspirée qui a enchanté les spectateurs alors que le défilé quittait les halles aux draps d’Ypres pour parcourir les rues de la cité. Cet événement soulignait l’association historique du régiment avec la ville et, si l’on se fie aux milliers de gens qui ont assisté au défilé, cette association est plus solide que jamais.

Porte de Menin

En soirée, le 2 PPCLI a participé à un service tenu à la porte de Menin, un impressionnant monument commémoratif consacré aux militaires alliés tués à Ypres au cours de la Première Guerre mondiale et qui n’ont pas de sépulture connue. Les noms de plus de 700 membres du Patricia’s ont été gravés sur les murs de la Porte de Menin, qui résonnent chaque soir au son des clairons qui interprètent le « Last Post » (la sonnerie aux morts).

 « Participer à cette cérémonie, directement devant les noms des membres du Patricia’s et des militaires du Commonwealth tombés au combat, envoie le message à ceux qui sont disparus qu’ils n’ont pas été oubliés et qu’ils ne le seront jamais », explique le capitaine Andy Mitton, capitaine-adjudant de défilé du 2 PPCLI.  « Le fait que des centaines de spectateurs se rassemblent chaque soir à la porte de Menin pour leur présenter leurs respects est un témoignage éloquent de ce qu’ils ont accompli.  » 

Les spectateurs, qui se sont présentés au moins une heure avant le service, étaient entassés devant et autour du monument commémoratif alors que le colonel en chef du PPCLI, madame Clarkson, déposait une couronne au nom du Régiment dans un corridor intérieur du grand Hall de la Mémoire, où sont inscrits les noms de 54 896 militaires sans sépulture connue.

Les spectateurs se sont dispersés après l’interprétation du Réveil, dernière activité de cette cérémonie, leur permettant d’aller profiter de la liberté qu’ils ont acquise il y a cent ans en vertu du lourd tribut payé par ceux dont les noms sont inscrits dans la pierre de la porte de Menin.

Collectivement, les activités de commémoration du PPCLI à Frezenberg sont un juste hommage rendu à un siècle de service dévoué et de sacrifices suprêmes. Les couleurs du PPCLI, le marron, l’or et le bleu royal, hissées bien en vue à cet endroit, pourront flotter avec distinction pendant encore cent ans.

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