Le 3 PPCLI accueille une équipe de hockey féminin

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Article / Le 19 octobre 2016

Par Grant Cree

Les militaires du 3e Bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (3 PPCLI) ont accueilli 27 joueuses de hockey le 1er octobre à la Base de soutien de la 3e Division du Canada Edmonton. Un matin, des athlètes fébriles de l’équipe de hockey féminin les Pandas de l’Université de l’Alberta (U de A) se sont présentées au Quartier général du 3 PPCLI  pour faire l’expérience de la vie militaire pendant quelques heures.

Les Pandas ont participé au programme Soldat d’un jour, une activité de relations avec la communauté organisée par le 3e Bataillon. Les joueuses avaient formulé des commentaires très enthousiastes après la journée Soldat d’un jour de 2015, les entraîneurs ont donc demandé de répéter l’expérience.

Le programme Soldat d’un jour vise à exposer les civils à la culture militaire, à démontrer les capacités des militaires et à créer un environnement propice à l’établissement d’un esprit de corps de l’équipe.

 « Il y a des types de gens que nous voulons dans ce régiment »,  a déclaré l’adjudant-maître (Adjum) George Parrott, sergent-major de compagnie à la Compagnie d’administration du 3 PPCLI.  « Ce sont des athlètes, elles sont sensibilisées au travail d’équipe et elles savent faire face à l’adversité. Ce sont des personnes intelligentes et elles ont le type de personnalités que nous recherchons au sein du régiment. » 

L’Adjum Parrott a expliqué que le programme Soldat d’un jour vise à établir un lien avec la communauté civile afin de lui donner un aperçu de la vie militaire.  « Dans le milieu militaire, je constate que nous sommes derrière les barrières, et le public ne voit pas ce que nous faisons sur une base quotidienne »,  a mentionné l’Adjum Parrott.   « De cette façon, les membres de la communauté établissent des liens avec nous et ils se rendent compte que nous sommes des gens comme eux, mais que nous avons simplement une profession différente. » 

Malgré les vents forts et des températures de huit degrés accompagnées de pluies froides, l’équipe des femmes était fidèle au poste. Elles ont notamment fait de la descente en rappel, un saut d’une tour de simulation de 10 mètres et elles ont participé à des opérations en zone urbaine. Une fois les athlètes réparties en deux groupes, elles sont montées à bord d’un chariot élévateur à fourche qui les ont transportées à des endroits animés par des militaires expérimentés.

 « J’ai vraiment aimé l’épreuve de tir, c’était amusant », a déclaré Lindsey Post, la gardienne de but des Pandas. Elle en est à sa cinquième année d’études à l’U de A pour obtenir un baccalauréat ès arts en loisirs, sports et tourisme. Son activité préférée du programme Soldat d’un jour a été les opérations en zone urbaine.   « Dégager ces pièces, apprendre à connaître les ordres que les militaires donnent, et tenter de mettre tout cela en pratique au sein de notre équipe a été très amusant pour nous parce que nous avons été vraiment mauvaises »,  a-t-elle lancé en riant.  « Mais les militaires nous ont grandement encouragées et ils ont dit que nous avions fait un bon travail, même si ce n’était probablement pas vrai. » 

L’attaquant des Pandas Amy Boucher s’est récemment jointe à l’équipe après être rentrée à la maison avec une bourse de hockey des États-Unis. Résidante d’Edmonton, Boucher, qui a fait partie de l’équipe de l’Université du New Hampshire au cours des deux dernières années, aimerait devenir médecin. Elle a trouvé le défi imposé de la tour de simulation difficile.

 « Je n’avais jamais rien fait de tel avant, c’était vraiment génial de sauter dans les airs », a déclaré Boucher. Elle se souvient qu’elle se tenait dans la porte et qu’elle regardait en bas.   « Je me suis dit, ‘Oui, c’est très haut, mais vous savez quoi? Peu importe.’ Alors un militaire a dit ‘3-2-1, go!’ et j’ai sauté. La chute libre a été vraiment bizarre parce qu’on tombe puis, on se sent comme sur une tyrolienne. Après, la hauteur n’a plus d’importance. » 

Boucher a remarqué quelques parallèles saisissants entre le hockey et les opérations en zones urbaines.   « Lorsque nous effectuions des balayages des pièces, quatre personnes se tenaient à la porte, et il y avait beaucoup de communication. Il faut donc absolument communiquer avec toute l’équipe, nous ne pouvons pas simplement faire ce que nous voulons », a expliqué Boucher.  « C’est vraiment bien qu’ils nous permettent de venir ici et de nous montrer comment ils s’entraînent. J’ai eu beaucoup de plaisir. » 

Howie Draper est l’entraîneur-chef de l’équipe de hockey féminin des Pandas; il en est à sa 20e année en tant qu’entraîneur. Draper se souvient des commentaires positifs formulés à l’égard du programme Soldat d’un jour l’an dernier, et il était déterminé à répéter l’expérience. Il voulait permettre à ses joueuses, âgées entre 18 et 23 ans, de commencer leur saison de hockey avec une expérience unique de renforcement de l’esprit d’équipe.

Draper a aimé parler aux militaires, qui ont partagé leurs connaissances. Il a bien compris l’importance d’effectuer des exercices précis sur une base régulière.  « Cela devient une seconde nature, on le fait sans vraiment y penser», a-t-il expliqué. Lors de l’activité sur les opérations en zones urbaines, Draper a remarqué que les militaires étaient en communication constante alors qu’ils comptaient les uns sur les autres pour dégager une pièce.

 « Toutes ces choses peuvent être mises en pratique au hockey. Il faut communiquer et il faut travailler en équipe »,  a expliqué Draper.   « Si vous voulez réussir, vous devez être concentré et vous appliquer rigoureusement. C’est une répétition sans fin, il faut répéter, répéter et répéter, donc quand nous arrivons à un match, avec un peu de chance, les choses se passent bien. » 

Prêchant par l’exemple, Draper a participé à toutes les activités du programme Soldat d’un jour – dont la tour de simulation.   « Quand j’étais dans l’embouchure de la porte, j’ai tenté de faire abstraction à mon sentiment de catastrophe imminente »,  a-t-il dit en riant.  « Mais toutes les filles ont sauté devant moi, et comme entraîneur, j’ai dû faire mon brave, et je me suis lancé. Ce fut une belle expérience. » 

Lorsque nous lui avons demandé d’expliquer les ressemblances entre le hockey et le milieu militaire, Draper a répondu :  « Les deux domaines sont tout aussi exigeants sur le plan physique et mental. C’est un bon message pour nous d’être solides, et peu importe les circonstances, il faut progresser. »  

L’entraîneur-chef a également expliqué que les militaires l’avaient impressionné.

 « Ils sont tellement désireux de partager leurs expériences et de raconter la façon dont ils sont arrivés au Patricia’s. Ce sont de jeunes hommes très respectueux, et ils m’ont beaucoup touché aujourd’hui. » 

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