L’exercice MAPLE RESOLVE met l’apprentissage en évidence.

Article / Le 30 mai 2017 / Numéro de projet : 17-0146

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Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’armée

Chaque année, on confie à l’une des quatre divisions de l’Armée canadienne (AC) le mandat d’être en état de disponibilité opérationnelle élevée. Pour se préparer, les militaires de cette division suivent pendant un an un entraînement intensif, qui se termine par l’exercice MAPLE RESOLVE (Ex MR). La planification et la tenue de cet exercice, qui se déroule chaque année à la Base des Forces canadiennes/unité de soutien de secteur Wainwright (Alberta), sont assurées par le personnel du Centre canadien d’instruction aux manœuvres (CCIM). L’Ex MR constitue une répétition générale à échelle réelle de situations de combat et est l’occasion de valider l’état de disponibilité opérationnelle élevée de chaque division qui y participe. Cette année, à partir de juillet, ce sera au tour de la 4e Division du Canada (4 Div). À cette fin, la 4 Div a créé la force opérationnelle TOMAHAWK, qui demeurera dans un état de disponibilité opérationnelle élevée jusqu’au 30 juin 2018. Les membres de cette force opérationnelle ont participé à l’Ex MR 2017 tenu du 14 au 19 mai. L’article suivant est une série de dépêches provenant du terrain.

Wainwright (Alberta) — L’exercice MAPLE RESOLVE (Ex MR) est l’exercice annuel le plus vaste et le plus complexe de l’Armée canadienne. L’édition de cette année comporte plus de 5 000 militaires canadiens et alliés et tous comptent sur leurs hôtes au Centre canadien d’entraînement aux manœuvres (CCEM), à Wainwright (Alberta), pour organiser une générale hautement réaliste en vue des missions de combat à venir.

Dans le contexte de l’Ex MR 17, le lieutenant-colonel James L’Heureux, chef du Groupe des opérations au CCEM, a pris le temps d’expliquer son point de vue sur les complexités de la planification d’un environnement d’entraînement extrêmement réaliste, sur l’échange de connaissances et de pratiques avec nos alliés et sur la nécessité de veiller à ce que l’exercice demeure un défi.

Nous en sommes à environ une semaine de l’Ex MR 17. Quelles sont vos impressions jusqu’à maintenant?

D’après ce qu’on a pu constater, il est très clair que la 2e Brigade [2e Groupe-brigade mécanisé du Canada] et le groupe cible principal de l’instruction sont arrivés bien préparés. Ils ont accueilli le scénario et ils s’exécutent selon une norme élevée. Cela a poussé notre équipe à veiller à ce que les scénarios soient suffisamment difficiles pour eux. Nous avons tenu des discussions sur les secteurs qui devraient être pris en considération afin qu’ils les améliorent. Je ne parlerais pas de « correction », puisque nos observateurs-contrôleurs-entraîneurs n’ont rien cerné. Nous tenons une réunion chaque jour pour modifier des parties de scénario afin de le rendre plus difficile, et la Brigade nous incite à demeurer vigilants.

La planification de l’Ex MR doit représenter un défi de taille. Pouvez-vous expliquer le déroulement du processus ici, à Wainwright?

Nous avons commencé à planifier cet exercice en janvier dernier. Nous travaillons avec le groupe cible principal de l’instruction de la division chargée des préparatifs, ainsi qu’avec tous les facilitateurs dans l’ensemble de l’Armée. En fait, nous sommes une équipe plutôt petite. L’équipe des plans qui a commencé ce travail est composée de six personnes. Au total, nous sommes environ 170 membres et cela comprend des membres de la Force régulière, quelques réservistes et quelques civils. En ce qui concerne notre équipe des transmissions qui travaille avec les communications, je ne peux que les féliciter pour la coordination des différents réseaux. Lorsque vous parlez d’établir des réseaux afin que les Canadiens puissent parler aux Américains par des moyens protégés et non protégés, cela n’est pas facile, mais notre équipe réussit à le faire. Nous avons des gens tout simplement incroyables qui sont capables de déployer des efforts considérables.

Durant l’exercice, les choses changent-elles beaucoup, même sur le plan de la vie quotidienne?

Notre base est petite et nous n’avons pas beaucoup d’espace. Nous avons le centre d’entraînement et la base, et nous tentons tout simplement d’assurer la progression de la situation. Lorsque 5 000 personnes supplémentaires arrivent avec leur équipement, cette base devient saturée et, en effet, cela change quelque peu le rythme de vie. La municipalité est très accueillante à l’égard de la communauté militaire. Nous ne sommes pas seulement une base à l’intérieur d’une ville. Nous formons véritablement une collectivité au sein de laquelle l’un dépend de l’autre. Les citoyens apprécient cela puisqu’il s’agit d’un moteur économique, et nous apprécions la situation parce qu’il s’agit là de notre plus grande réalisation ici. C’est toujours agréable de voir voler des avions et arriver des chars au dépôt de rails. Cela donne une très bonne idée de ce que nous faisons ici et de notre raison d’être.

Comment avez-vous trouvé votre expérience de travail avec les troupes alliées?

Cela est formidable, car les alliés font les choses différemment. Ils comblent certaines lacunes en matière de connaissance et fournissent des éléments auxquels nous n’aurions pas accès; cela nous permet d’apprendre. Par exemple, le 21e Régiment de guerre électronique [Kingston, en Ontario] procède à des exercices d’interopérabilité, dans le cadre de l’exercice MAPLE RESOLVE, afin d’avoir accès à certains de nos partenaires alliés d’Australie et de Nouvelle‑Zélande. Ils ont coordonné leur présence et, par conséquent, nous avons l’occasion d’intégrer certains atouts que nous n’avons pas nécessairement au Canada, en vue de fournir une expérience encore plus riche au groupe cible principal de l’instruction. J’apprécie l’intégration de ces éléments, car à mon avis, ils aident à faire progresser les initiatives de l’Armée. J’estime que cela confirme que nous sommes une organisation en apprentissage, et j’aime en faire partie.

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