ARCHIVÉE - L’exercice Coastal Sasquatch : les unités de l’île mettent en pratique les compétences hivernales des militaires

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Article / Le 22 avril 2015

La fin de semaine du 31 janvier au 2 février 2015 au Mont Washington, sur l’île de Vancouver, s’est déroulée une abondance d’activités alors que des unités de la Réserve de l’Armée du 39e Groupe-brigade du Canada (GBC) étaient réunies dans le cadre de l’exercice Coastal Sasquatch en compagnie de militaires: 

  • 5e Régiment d’artillerie de campagne (C.-B.),
  • Canadian Scottish Regiment (Princess Mary’s),
  • 11e Ambulance de campagne et 
  • 39e Régiment des transmissions.

Dans le but de maintenir la capacité de l’Armée en Colombie-Britannique à participer à des déploiements peu importe le milieu et les conditions, des groupes de militaires ont parcouru des terrains boisés pour se rendre à des postes d’instruction afin d’y recevoir de l’instruction de recyclage sur la familiarisation aux conditions hivernales et les aptitudes de survie en plein air. Grâce à la présence de nombreuses unités sur le terrain, les militaires ont pu tirer profit de l’instruction spécialisée et des instructeurs expérimentés à chaque poste.

Les caporaux Samantha Robb, Derek Sheppard et Samantha McCutcheon, des techniciens médicaux de la 11e Ambulance de campagne de Victoria, ont offert de l’instruction sur la reconnaissance et le traitement d’une vaste gamme de blessures liées au froid, notamment l’hypothermie et la cécité des neiges. On a constamment rappelé aux militaires l’importance du travail d’équipe, tant de veiller l’un et l’autre pour reconnaître les signes précurseurs d’une blessure que de travailler ensemble afin de traiter et de soigner adéquatement les blessés. On a également beaucoup insisté sur l’importance de reconnaître les signes précurseurs d’une blessure pour faire en sorte qu’un militaire demeure efficace au combat sur le terrain.

Les soldats d’infanterie du Canadian Scottish Regiment (Princess Mary’s) ont enseigné et ont démontré les aptitudes nécessaires à la survie en milieu sauvage. Le sergent Ole Frederickson a enseigné aux militaires un moyen mnémonique simple en anglais sur les différentes façons de capturer des animaux : « Strangle, dangle, tangle ou mangle ». Armés de leurs connaissances ainsi que de fils métalliques et de cordes, les militaires ont mis en pratique la pose de collets et de pièges permettant notamment d’attraper des écureuils et des oiseaux dans une situation de survie. Les militaires ont également découvert les types de plantes présentes dans la région pouvant être consommées de façon sécuritaire.

En plus d’avoir appris à trouver de la nourriture, les militaires ont appris à allumer un feu à l’aide d’un couteau, d’un petit bloc de magnésium et des petites branches et du bois qu’ils ont réussi à trouver dans les environs. Les militaires ont formé de petites équipes. Ils ont commencé à frotter les blocs et à couper des copeaux de bois jusqu’à ce qu’ils aperçoivent et sentent une mince fumée s’échapper de leurs mains.

Afin de compléter leurs connaissances en allumage d’un feu et en cueillette de nourriture, les militaires ont appris à aménager différents abris de survie, comme un simple abri en appentis avec un mur réflecteur de chaleur ou un tipi fabriqué à l’aide d’un voile de parachute.

Au poste de navigation, les instructeurs du 5e Régiment d’artillerie de campagne (C.-B.) ont révisé les aptitudes liées à l’utilisation d’une carte et d’une boussole : l’orientation de la carte par rapport au terrain environnant, le calcul des azimuts, le réglage de la déclinaison magnétique et la localisation d’une position sur une carte à l’aide d’un relèvement. Même cette méthode qui consiste à utiliser des relèvements inverses à partir de repères visibles afin de trianguler une position sur une carte représente une aptitude cruciale à l’ère des appareils électroniques d’aide à la navigation.   « J’avoue qu’il n’est pas mauvais de vérifier avec un GPS  »,  a déclaré l’adjudant Henry Slack, l’un des membres du personnel du soutien des Opérations et instruction au 5e Régiment d’artillerie de campagne (C.-B.).  « C’est aussi la loi du gros bon sens : ‘La montagne est à ma gauche et elle est censée être à ma gauche, et la rivière est devant moi.' Il faut faire preuve de logique.  » 

Bien que les aptitudes individuelles représentaient un élément clé de cet exercice, la planification et l’exécution de la fin de semaine d’instruction se sont également avérées utiles au niveau du commandement. L’exercice avait initialement été organisé par et pour le 5e Régiment d’artillerie de campagne (C.-B.), mais le commandement a décidé de lancer une invitation à d’autres unités. « Nous avons invité les Can Scots; l’Ambulance a embarqué et les Transmissions aussi », a mentionné le Capitaine Trevor Claus, officier des opérations au 5e Régiment d’artillerie de campagne (C.-B.).

Une instruction combinée avec d’autres unités procure un avantage au niveau de la disponibilité opérationnelle pour toutes les unités impliquées, a expliqué le capitaine Gordon Hodson, du 39Régiment des transmissions, « [...] parce que nous avons l’occasion de faire notre travail, soit la prestation de services de transmissions à certains groupes professionnels des armes de combat au sein de la Brigade. Nous avons eu l’occasion de peaufiner nos compétences liées aux opérations d’un poste de commandement, à la radio du réseau de commandement, au déploiement d’un (PRA) poste de retransmission automatique et à l’instruction de certains des jeunes officiers et des militaires sur certains de ces aspects.» 

Le lieutenant Cody Stevens, commandant du 4e Peloton de la Compagnie Bravo, Canadian Scottish Regiment (Princess Mary’s), est d’accord.  « Il ne fait aucun doute que le fait d’être une équipe interarmes, que nous fonctionnions au pays ou que nous participions à des opérations à l’étranger, nous le faisons en tant qu’équipes interarmes, et s’habituer à participer à l’instruction de cette façon rend la transition plus facile pour les scénarios opérationnels. » 

La valeur de la disponibilité opérationnelle a été renforcée par l’expérience du caporal Derek Sheppard, de la 11e Ambulance de campagne, qui est la preuve qu’un exercice d’entraînement peut rapidement se transformer en un scénario opérationnel. En 2011, le Cpl Sheppard était à Resolute, au Nunavut, dans le cadre de l’opération Nanook, un exercice d’entraînement annuel.  « Nous y étions en août, et nous devions participer à un exercice d’entraînement pour une importante catastrophe aérienne. L’élément de l’exercice arrivait seulement ce jour-là. Malheureusement, un véritable écrasement d’avion s’est produit. Un aéronef civil avec 15 passagers à bord s’est écrasé dans une montagne à côté de la piste d’atterrissage ».

La nouvelle s’est répandue comme une trainée de poudre et les unités participant à l’exercice sont rapidement passées en mode « urgence réelle » qui mettait en jeu de vrais blessés. « On entendait toute sorte de choses – c’était brumeux alors nous ne pouvions pas voir de l’autre côté de la piste où l’avion s’était écrasé. On ne savait donc pas ce qui se passait. Puis, on a appris qu’un avion s’était effectivement écrasé. Pratiquement tout le monde qui se trouvait autour du camp, du personnel médical ou non, et même des membres de la garde côtière des États-Unis qui étaient présents pour l’Op Nanook se sont déplacés. Nous avons effectué un balayage du secteur, nous avons trouvé trois personnes en vie et les avons transportées à la SSU. Heureusement, l’équipe responsable des catastrophes aériennes était déjà sur place, sans elle, nous aurions été submergés. Comme elle était présente, nous nous sommes occupés des trois personnes qui étaient encore vivantes. Nous avons réussi à les stabiliser, et nous les avons transférées à Iqualuit, je crois. Malheureusement, douze personnes ont perdu la vie dans cet accident, mais nous avons réussi à sécuriser les lieux et à contribuer à l’enquête sur place. » 

Au-delà de l’incroyable coïncidence que l’avion se soit écrasé près de militaires qui s’entraînaient à gérer des catastrophes aériennes, le Cpl Sheppard se souvient d’une autre chance ce jour-là. « J’ai été renversé par ce qui s’est passé avec la couverture nuageuse. Le brouillard était dense et sous la montagne, nous n’avons pas pu voir l’avion s’écraser. Lorsque nous avons dépêché certains de nos membres sur les lieux, le brouillard s’est levé et nous avons pu utiliser des hélicoptères pour nous rendre, et nous avons également transporté les blessés à bord d’un C‑17. Tout le monde se demandait si le brouillard allait se dissiper? Il fallait se dépêcher avant qu’il ne s’épaississe. Tout juste après le décollage du C-17, le brouillard s’est élevé. » 

Afin de mettre en pratique la transition entre l’instruction et les opérations, la fin de semaine d’instruction s’est terminée par un scénario de recherche et sauvetage, dans le cadre duquel des détachements de militaires ont été envoyés dans plusieurs secteurs afin de mener la recherche nocturne d’un randonneur « perdu ». Les militaires ont eu l’occasion de mettre en pratique bon nombre des aptitudes acquises alors qu’ils ont parcouru un terrain recouvert de neige pour localiser la victime, et ils ont mis à profit leurs connaissances en premiers soins pour évaluer et évacuer le randonneur.

Après une fin de semaine d’instruction, les réservistes rentrent à la maison, la plupart du temps pour occuper un emploi civil le lendemain. Le capitaine Claus souligne la réussite de la fin de semaine d’instruction :   « Nous travaillons toujours en équipe, et nous mettons tous à profit notre bagage d’expérience. Je crois qu’il est important que nous continuions à travailler ainsi. » 

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