ARCHIVÉE - L’Armée canadienne met l’accent sur une artilleuse de l’Armée canadienne

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Article / Le 5 mars 2014 / Numéro de projet : 14-0014

En l’honneur de la Journée internationale de la femme le samedi 8 mars, nous publierons un profil par jour, du 3 au 7 mars, pour célébrer les femmes dynamiques, qualifiées, altruistes et accomplies de l’Armée canadienne.

Kaboul, en Afghanistan— Le fait de se joindre à l’Armée canadienne a donné au capitaine Anne Pham l’orientation nécessaire.

 « Ça m’a donné un objectif et ça m’a guidé dans tout, » raconte le Capt Pham.

Elle suivait une variété de cours à l’Université du Manitoba et ne savait pas sur quoi diriger son attention et son énergie. En 2006, alors qu’elle était encore étudiante, elle s’est jointe à la Réserve pour aider à payer ses études, et elle a découvert une carrière militaire qui lui plaisait.

Bien qu’elle soit formée comme artilleuse, elle travaille à l’extérieur de son groupe professionnel en tant qu’officier de gestion de l’information de l’état-major de la Force opérationnelle à Kaboul, en Afghanistan.

« Je gère toute l’information en théâtre : l’information sur le réseau et sur papier. Je supervise le projet de rapatriement. Les soldats canadiens sont affectés à Kaboul depuis 2011, et toute l’information générée sur les ordinateurs, sur papier et dans les serveurs doit être accédée et documentée aux fins d’archivage et de l’historique, » explique le Capt Pham.

« L’Afghanistan est le point chaud de notre génération militaire. Je suis contente d’avoir eu ma chance; je suis arrivée juste au bon moment. Je me sens bien, j’ai le sens du devoir accompli d’avoir pu y participer. » 

Lorsqu’elle ne se trouve pas en déploiements à l’étranger, le Capt Pham sert à Shilo, au Manitoba, au sein du 1er Régiment, Royal Canadian Horse Artillery.

Elle a grandi dans les collectivités de Saint-Lazare et Winnipeg, au Manitoba, où la majorité de sa famille habite toujours, alors elle est heureuse d’habiter seulement à quelques heures de là.

Lorsqu’elle s’est enrôlée dans l’Armée, elle dit qu’elle se serait décrite comme à la fois naïve et très ouverte d’esprit. Elle a évolué grâce à ses sept années de service.

« Sur le plan professionnel, j’ai acquis beaucoup de compétences en gestion et en leadership. Les compétences que je possédais déjà se sont raffinées. Je suis plus confortable et plus naturelle. J’ai réalisé que j’avais beaucoup de potentiel que je ne pensais pas avoir, » explique le Capt Pham.

Éventuellement, le Capt Pham a continué ses études universitaires et il ne lui reste qu’un an avant de terminer un baccalauréat en Sciences de l’environnement.

Elle décrit l’Armée canadienne comme étant très moderne dans le sens que les femmes ont des rôles dans les armes de combat, comme l’artillerie, depuis les années 80. Son camp en Afghanistan est fortement composé d’Américains.

« C’est toujours nouveau pour eux qu’une femme puisse participer à tout. C’est une grosse surprise, un choc, comme s’ils ne le comprenaient pas encore,» décrit-elle au sujet de la réaction qu’ont certains soldats américains lorsqu’ils apprennent son métier.

De nombreuses armées dans le monde considèrent permettre aux femmes d’appliquer pour tous les métiers, mais elle le décrit comme une disparité sociale et sociétale, pas seulement une décision militaire.

Les femmes de l’Armée canadienne sont toujours en minorité dans les métiers de combat comme l’arme blindée, l’artillerie, l’infanterie et le génie, représentant seulement 2,4 % de la Force régulière et 5,6 % de la Première réserve.

Pour toutes les filles et femmes qui considèrent une carrière dans l’Armée, le Capt Pham suggère de ne pas prendre la mauvaise habitude de douter d’elles et de ne pas se fixer de limites.

« Poussez vos limites en territoires inconnus, et vous verrez qu’elles vont plus loin que vous ne le pensiez. Testez toujours vos limites, soyez intelligentes et lorsque vous avez trouvé vos limites, respectez-les. Ne doutez jamais de vous. » 

Écrit par Samantha Bayard, Affaires publiques de l’Armée

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