De l’Europe, un soldat canadien raconte son expérience de l’opération REASSURANCE

Article / Le 18 novembre 2016

Par : Bombardier-chef Nicolas Thomson, Force opérationnelle terrestre de l’opération REASSURANCE

Je suis le bombardier-chef Nicolas Thomson et je suis un soldat des Forces armées canadiennes. Mon unité d’appartenance est le 1er Régiment, Royal Canadian Horse Artillery, qui est installé à la Base des Forces canadiennes (BFC) Shilo. Je suis présentement en mission dans le cadre de l’opération REASSURANCE au sein du détachement d’officier d’observation avancée. Notre travail consiste à coordonner l’appui-feu d’artillerie pour les éléments de manœuvre sur le terrain.

L’opération REASSURANCE fait référence aux activités militaires entreprises par les FAC pour soutenir les mesures d’assurance et de dissuasion de l’OTAN grâce à la prestation de capacités militaires pour l’instruction, les exercices, les démonstrations et les tâches confiées par l’OTAN.

Mon parcours a commencé à l’aéroport de Brandon (Manitoba), avec l’un de mes collègues, le bombardier Robert Boretz, le 25 août 2016. C’est là que j’ai embrassé ma femme pour lui dire au revoir et que je suis monté à bord d’un vol en direction de la BFC Edmonton. C’était le premier jour d’un long voyage pour nous rendre en Pologne.

Lorsque je suis arrivé à Edmonton, j’ai placé à l’avance mon équipement essentiel à la mission dans un conteneur maritime, et j’ai profité du reste de la journée pour m’occuper des dernières formalités administratives. Le matin suivant, soit le 27 août, notre réveil a eu lieu à 3 h 30 et l’appel à 4 h 30. Nous sommes ensuite montés à bord d’un autre avion pour entreprendre le long trajet vers la Pologne, avec une brève escale en Écosse pour que l’avion puisse refaire le plein.

Après notre arrivée en Pologne, nous avons effectué la passation des fonctions avec les soldats de la Rotation 5 et nous avons commencé à préparer l’équipement en vue des exercices à venir en compagnie de gens divers pays de l’OTAN. Jusqu’à maintenant, mon détachement a participé à trois exercices, à deux entraînements bilatéraux avec la Pologne et à l’exercice (Ex) ALLIED SPIRIT V (qui a eu lieu à la garnison de l’Armée des États-Unis à Hohenfels [Allemagne]). 

Durant les entraînements bilatéraux, nous avons travaillé en compagnie des soldats polonais afin d’apprendre comment descendre d’une tour de rappel en utilisant une technique de descente rapide. Nous avons ensuite appliqué les leçons retenues à un scénario plus complexe en effectuant une descente rapide à partir des hélicoptères polonais W3W Falcon et Mi-17. J’ai trouvé que c’était une expérience formidable que d’apprendre comment les forces armées polonaises effectuent des opérations aéromobiles. Je n’ai aucun doute que cette instruction nous permettra d’avoir une interopérabilité accrue lors d’exercices à venir. 

Pendant l’Ex ALLIED SPIRIT V, nous avons travaillé aux côtés d’un bataillon américain attaché à la Brigade du Loup d’acier de la Lituanie. Nous avons réalisé un exercice de campagne, force contre force, à doter les postes d’observation afin de soutenir le mouvement de notre groupe-compagnie canadien. Cet exercice a amélioré nos capacités d’interopérabilité avec nos alliés de l’OTAN grâce à des conditions de champ de bataille réalistes. Nous avons vu avec quel professionnalisme nos alliés se comportent, et nous avons appris comment leurs procédures, bien qu’elles soient légèrement différentes des nôtres, contribuent à la réussite globale de la mission.

À la conclusion de l’Ex ALLIED SPIRIT V, mon détachement et moi avons eu la chance de visiter une unité d’artillerie allemande, soit le 131e Bataillon d’artillerie, à Weiden (Allemagne). Ils étaient très heureux de nous accueillir, et ils nous ont montré tout leur équipement, qui était très impressionnant et intéressant pour nous les Canadiens. Mon détachement espère pouvoir rendre la pareille au 131Bataillon d’artillerie et, un jour, les accueillir pour un exercice d’entraînement à notre unité d’appartenance au Manitoba.

 Lorsque nous n’étions pas sur le terrain, nous occupions notre temps par du conditionnement physique, des sports intra-muros, et par la préparation de notre équipement avec notre groupe‑compagnie. Nous avons goûté à de la nourriture locale servie à la salle à manger et dans la localité, tout en continuant de savourer des mets canadiens préparés par nos cuisiniers hors pair. Nous avions tous hâte d’en apprendre davantage de nos alliés de l’OTAN et de leur montrer notre professionnalisme lors d’exercices et d’opérations.

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