ARCHIVÉE - Arrimeurs : Un gage de sécurité durant l’Op REASSURANCE

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Article / Le 8 juillet 2014 / Numéro de projet : 14-0119

Edmonton, Alb. — Les opérations aéroportées avec parachutistes constituent l’un des objectifs centraux de l’élément terrestre durant l’Op REASSURANCE, qui représente la contribution du Canada à la demande de l’OTAN pour la promotion de la sécurité et de la stabilité en Europe centrale et en Europe de l’Est. L’arrimage est un élément crucial de ces opérations; il s’agit d’une spécialité de l’approvisionnement qui touche l’assemblage, la maintenance et le bon fonctionnement des parachutes au sein des Forces armées canadiennes (FAC). Le parachutage et les sauts aux côtés de nos alliés ne seraient pas possibles sans le travail des arrimeurs, qui assurent la sécurité de nos parachutistes, l’interopérabilité avec nos Alliés et, ultimement, le succès opérationnel.

Durant la Roto 0 de l’Op REASSURANCE de la fin avril à la mi-juillet, une petite équipe d’arrimeurs composée du sergent Sebastian Pinard, arrimeur principal, du caporal-chef Chris LaBelle, arrimeur principal adjoint, et du caporal Jason Bent, plieur, a été déployée en Pologne avec environ 120 membres de la Compagnie B, 3e Bataillon, Princess Patricia's Canadian Light Infantry, pour mener de multiples sauts avec différents parachutes et systèmes de largage par aéronef.

L’équipe d’arrimeurs a fourni des mesures de contrôle de la sécurité et de la qualité essentielles à la compagnie tout au long de l’opération.  « Ce poste vient avec une grande responsabilité » , souligne le Sgt Pinard.  « En fin de compte, notre travail est de nous assurer que les parachutes fonctionnent correctement et que les parachutistes effectuent des sauts de la façon la plus sécuritaire possible et qu’ils ont confiance en leur équipement.» 

Au cours de l’Op REASSURANCE, les arrimeurs devaient maintenir suffisamment de parachutes pour une compagnie entière, soit environ 130 parachutes principaux CT-1 et 130 parachutes de réserve CR-1. Après chaque saut, le parachute doit être replié et préparé correctement en vue de sa prochaine utilisation, une tâche qui a dû être accomplie fréquemment durant le déploiement.

De nombreux exercices nécessitaient l’aide des arrimeurs dans le cadre de l’Op REASSURANCE : l’Ex ORZEL ALERT (du 5 au 9 mai), l’Ex SABER STRIKE (du 9 au 21 juin), l’Ex PEGASUS KORSARZ (du 23 au 27 juin) et l’Ex GNIEZNO (du 2 au 6 juillet) comprenaient tous des sauts en parachute.

« Tout au long de l’Op REASSURANCE et de l’ensemble des exercices qu’elle comptait, nous avons pu mettre en pratique nos compétences d’arrimeur, améliorer nos liens avec les alliés américains et polonais et, surtout, assurer la sécurité des opérations aéroportées », affirme le Sgt Pinard.

Parmi les tâches les plus exigeantes pour les arrimeurs, mentionnons le saut dans l’eau mené par les Forces américaines du 1st Battalion, 503rd Regiment le 24 juin 2014.  « Notre travail n’était pas évident parce que ce n’était pas comme à la maison, où nous avons une tour de séchage à humidité contrôlée. Nous devions trouver un endroit où faire sécher adéquatement les parachutes et les préparer pour les sauts à venir» , explique le Cpl Bent, qui obtiendra sa qualification complète d’arrimeur l’an prochain. Finalement, le saut dans l’eau a été un succès et les arrimeurs ont été en mesure de préparer les parachutes en vue de leur prochaine utilisation par la compagnie durant les étapes ultérieures de l’opération.

En plus de travailler dans des conditions diverses en Pologne, les arrimeurs ont également collaboré avec d’autres nations et dû s’adapter à leurs politiques différentes. Dans les FAC, les arrimeurs sont responsables du pliage de tous les parachutes, tant au pays qu’à l’étranger, exception faite du siège éjectable du CF-18.  « Dans les Forces polonaises, les parachutistes sont responsables de plier leurs propres parachutes » , indique le Cplc LaBelle, un arrimeur basé au Centre d’instruction supérieure en guerre terrestre de l’Armée canadienne à Trenton (Ontario).  « Les procédures en Pologne sont un peu différentes des nôtres. C’était super d’apprendre leur façon de faire en travaillant avec eux. Les arrimeurs forment une famille spécialisée si petite que la camaraderie s’est immédiatement installée entre nous. » 

Il faut de l’engagement et du dévouement pour devenir arrimeur, avec une instruction durant de deux à trois ans. Après avoir terminé la qualification élémentaire de parachutiste (15 jours) à la BFC Trenton, il reste les cours de plieur de systèmes de parachute, de spécialiste de la maintenance des parachutes et, enfin, d’arrimeur de parachutes. On compte environ 50 arrimeurs pleinement qualifiés au sein des FAC; ils sont répartis dans les compagnies de parachutistes, les éléments de recherche et de sauvetage et les forces d’opérations spéciales.

« Tout au long de l’Op REASSURANCE et de l’ensemble des exercices qu’elle comptait, nous avons pu mettre en pratique nos compétences d’arrimeur, améliorer nos liens avec les alliés américains et polonais et, surtout, assurer la sécurité des opérations aéroportées » , affirme le Sgt Pinard. « Cette opération a été une excellente expérience pour l’équipe d’arrimeurs. »

Par le capitaine Brian Kominar, 1er Groupe-brigade mécanisé du Canada

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