Sans lunette de visée : les Rangers impressionnent à la CTALFAC

Article / Le 31 octobre 2017 / Numéro de projet : 17-0321

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Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

Ottawa (Ontario) — Des Rangers canadiens qui ont participé à la Concentration de tir à l’arme légère des Forces armées canadiennes (CTALFAC) 2017 se sont distingués des autres compétiteurs de plusieurs façons.

D’une part, leurs casquettes et leurs hauts d’un rouge distinctif se démarquaient par rapport aux divers tons de camouflage ou de kaki portés par les autres compétiteurs. Et en ce qui concerne la CTALFAC, qui est la rencontre annuelle des meilleurs tireurs militaires du Canada et d’ailleurs dans le monde, les vieux fusils à verrou Lee‑Endfield de calibre .303 des Rangers, qui n’ont pas de lunette de visée, offrent un solide contraste technique par rapport aux armes automatiques plus actuelles utilisées par les autres compétiteurs.

Toutefois, les Lee‑Endfield solides et durables sont en train d’être remplacés par le fusil C‑19 de calibre .308. Cette nouvelle arme offrira une précision technique moderne, mais en offrant encore la robustesse dans des conditions météo extrêmes et la puissance permettant d’arrêter un ours qui sont nécessaires dans les régions éloignées et les climats nordiques.

Le ranger Pamela Machimity est de la nation Ojibway de Mishkeegogamang. Elle a compétitionné en compagnie d’autres membres du 3e Groupe de patrouille des Rangers canadiens (3 GPRC), y compris sa sœur, le ranger Amanda Machimity. Elle est arrivée à la compétition avec d’autres défis : le 3 GPRC avait connu une année opérationnelle très occupée, y compris l’intervention lors d’une vague de suicides dans deux communautés de sa zone de patrouille dans le nord de l’Ontario qui a réduit ses heures d’entraînement.

Le ranger Machimity est aussi gauchère, ce qui rend l’utilisation du fusil à verrou beaucoup plus difficile. Mais, comme elle l’affirme dans l’entrevue qui suit, elle et les autres rangers ont fait ce qu’ils font si bien sur le terrain : ils se sont adaptés comme toujours à des circonstances difficiles – et ils ont impressionné leurs adversaires lors de la compétition qui s’est tenue du 4 au 16 septembre, au Polygone de Connaught et Centre d’entraînement élémentaire d’Ottawa.

C’est votre seconde participation à la CTALFAC. Comment avait été votre première participation?

Ma première participation a été stressante parce que je ne savais pas à quoi m’attendre. J’étais tireuse remplaçante. L’un des tireurs s’est blessé, et j’étais là pour le remplacer. Ce qu’il y a, c’est que lorsqu’un remplaçant entre en action, il est là pour le reste de l’épreuve.

Je suis une tireuse gauchère, alors je suis plus lente comparativement aux autres. Le mécanisme du verrou est conçu pour un droitier, alors je dois prendre le temps d’atteindre l’autre côté, puis de me rajuster et ensuite de tirer. Mes coéquipiers m’ont montré des moyens de de procéder sans avoir à me rajuster, mais je dois déplacer ma tête. Autrement, je vais recevoir un coup au visage parce que le verrou est juste là.

Je trouve les autres armes fascinantes. L’an dernier, j’ai pu tirer avec quelques armes automatiques des armées britannique et américaine. C’était génial! Et j’ai pu tirer avec l’un des fusils pour tireur d’élite le soir, avec la visée de nuit. C’était super.

Et comment trouvez-vous l’édition de cette année jusqu’à maintenant?

C’est bien. En fait, personne ne s’attendait vraiment à gagner. J’espère seulement qu’ils ont du plaisir. Nous tirons en position couchée, à genoux et debout. L’une des choses que je trouve amusantes, c’est qu’un grand nombre des autres tireurs – de l’Armée britannique, de l’Armée néerlandaise – demandent toujours comment les Rangers canadiens peuvent tirer sans lunette de visée. D’après ce que j’ai vu, ça semble les impressionner.

Vos scores sont-ils importants pour vous ou accordez-vous la priorité à l’apprentissage?

Pour moi, en ce moment, ce qui compte, c’est seulement l’entraînement. Je préfère être ici pour acquérir de l’expérience. Si on passe notre temps à regarder nos scores, ça détourne notre attention. On n’a que ça en tête quand on tire et on n’arrête pas de penser à notre chiffre. Je trouve que ça m’empêche de me concentrer. Mais surtout, j’essaie de ne pas le regarder parce que je ne veux pas obséder sur mon score s’il est trop bas. Ou s’il est élevé, je deviens trop confiante, cela m’empêche de bien viser. En tout cas, c’est comme ça que je le vois.

Qu’est-ce que vous aimez le plus du fait d’être ranger?

La meilleure partie, c’est simplement l’expérience – le fait de pouvoir sortir et voir davantage de choses. Apprendre à connaître d’autres cultures autochtones, la façon dont elles voient les choses et les comparer à la façon dont on perçoit les choses dans ma culture.

C’est tout simplement intéressant de rencontrer de nouvelles personnes et d’apprendre de nouvelles façons de chasser et de survivre dehors. L’été dernier, nous avons tenu une activité de « bâchologie » – c.‑à‑d. comment survivre simplement à l’aide d’une bâche et de cordes. J’aime apprendre de nouvelles façons de survivre. J’aime beaucoup de choses des Rangers.

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