Les conférenciers de la Course de l'Armée du Canada inspirent les gens au repas de pâtes

Article / Le 15 septembre 2017 / Numéro de projet : 17-0252

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Par Steven Fouchard, affaires publiques de l'Armée

Ottawa (Ontario) — Les coureurs d’expérience connaissent la valeur d’un repas riche en glucides avant une course et les organisateurs de la Course de l'Armée du Canada (CAC) seront une fois de plus à la hauteur cette année.

Ceux qui décident de participer au repas de pâtes de la CAC, qui a lieu le samedi 16 septembre – la journée avant que le départ de la course soit donné – se feront également nourrir l’esprit avec les paroles de deux conférenciers extraordinaires.

Le bombardier (retraité) Christine Gauthier a été libérée pour raison médicale de l’Armée canadienne en 1998 suite à une blessure à la colonne vertébrale qu’elle a subit après 10 ans de service. Dans les années qui ont suivi, elle est devenue une figure formidable en para-athlétisme : en plus d’être cinq fois championne du monde en parakayak et la gagnante de quatre médailles aux Jeux Invictus 2016, le Bdr (retraité) Gauthier a fait partie de l’équipe paralympique canadienne aux Jeux 2016 à Rio.

Krista DuChene s’est méritée le titre de la deuxième marathonienne la plus rapide au Canada au marathon Scotiabank Toronto Waterfront de 2013. Elle a participé à ses premiers jeux olympiques à Rio l’an passé dans le cadre des Jeux 2016 et elle était la championne du Canada Running Series en 2012 et 2016.

Bien qu’elles partagent une passion pour l’athlétisme, elles ont un point de vue très différent sur les allocutions publiques.

Lorsqu’on lui a demandé comment elle avait réagi lorsqu’on l’a invité à parler à la CAC, le Bdr (retraité) Gauthier a répondu qu’elle trouvait ça « Épeurant. Terrifiant. Je suis très timide – et sûrement un peu réservée. Mais une fois que j’y serai et que j’aurai commencé, je me concentre sur ce que je dois faire. Et normalement, tout se passe bien. »

« Je n’ai toujours pas perdu connaissance, » ajoute-elle en riant.

Je suis vraiment excitée et honorée, » dit Mme DuChene. « Je pense que ce à quoi j’ai plus hâte, c’est de rencontrer plus de gens de la communauté de course à l’extérieur du volet élite, compétitif. Alors c’était un match parfait. »

Les deux disent que l’athlétisme leur est venu très naturellement.

« Ma famille possédait une terre où nous bûchions le bois et tout, » dit le Bdr (retraité) Gauthier. « Dès l’âge de 10 ans, j’y étais et je coupais et transportais du bois. J’ai toujours était une femme très forte. »

« J’étais une enfant très active, » se souvient Mme DuChene. « Des six enfants de ma famille, ma mère disait que j’avais le plus d’énergie. Et elle m’enfermait à l’extérieur de la maison et me faisait courir autour de la maison plusieurs fois avant de me laisser entrer. Les sports sont parfaits pour les enfants qui ont beaucoup d’énergie. »

Cela étant dit, les deux athlètes ont commencé la compétition relativement tard dans leur vie. Mme DuChene était déjà mère lorsqu’elle est entrée dans le monde élite de la course.

« Je repense à ce que j’ai fait quand les enfants étaient jeunes et je me demande comment j’ai pu faire ça, » dit-elle. « Être debout la nuit pour allaiter les enfants et me lever à cinq heures pour courir 25 km. J’étais tout simplement passionnée. »

Le Bdr (retraite) Gauthier dit que d’avoir fait partie des premières femmes qui ont servi dans les armes de combat, et dans le métier d’artillerie très en demande par-dessus le marché, lui a donné la volonté de continuer à alimenter ses projets sportifs.

« Certains gars au front n’étaient pas contents car ils croyaient qu’il s’agissait d’un travail d’homme et soudainement, il y avait des femmes qui venaient le faire, » se souvient-elle. « C’est très exigeant – chaque obus pèse près de 97 livres. Donc, honnêtement, ce n’est pas toutes les femmes qui peuvent le faire, mais ce n’est pas tous les hommes qui le peuvent également. Dès que j’ai commencé dans l’Armée, le conditionnement physique est devenu l’un de mes grands intérêts. J’ai commencé à faire de la musculation dans l’Armée. »

Étant donné leur point de vue divergeant sur les allocutions publiques, ce n’est pas une surprise d’apprendre que la paire a une conception différente sur les messages qu’elles espèrent transmettre à leur auditoire à la CAC.

« Je crois que je vais probablement parler des essais et des bénédictions de ma carrière, » dit Mme DuChene. « Je me remets tout juste d’une autre blessure. La vie nous pose une colle. Je crois que tout le monde peut comprendre ce que c’est de traverser une épreuve et même si je suis une olympienne, j’ai eu beaucoup de revers, mais j’ai progressé énormément. »

« Je ne comprends pas pourquoi les gens seraient intéressés par ce que j’ai à dire, » dit le Bdr (retraité) Gauthier, qui a participé à la CAC les quatre dernières années. « On me dit toujours que ce n’est pas vrai et que mon histoire est très touchante et personnelle, alors je suis contente de la partager. Pour moi, la Course de l’Armée repose sur l’atmosphère et la camaraderie qui ne se vivent que là. »

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