Le programme de surveillance océanique des Rangers canadiens contribue à une recherche sur l’Arctique

Article / Le 16 février 2018 / Numéro de projet : 18-0063

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

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Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest) – Les Rangers canadiens aident le ministère des Pêches et des Océans (MPO) à recueillir des données qui permettront de brosser un tableau « sans précédent » des eaux de l’Arctique, selon un rapport du MPO.

Cette initiative, surnommée « Programme de surveillance océanique des Rangers canadiens » (CROW), produit des données qui alimenteront un large éventail de recherches. Mike Dempsey, un technicien en océanographie de l’Arctique du MPO, souligne que le soutien des membres du 1er Groupe de patrouilles des Rangers canadiens (1 GPRC) est extrêmement précieux.

« Le Programme CROW permet d’ajouter de la profondeur aux observations faites l’hiver et d’alimenter de nombreux projets distincts », résume M. Dempsey. « Certaines de ces observations portent sur le climat, d’autres sur les enjeux liés à la pêche et d’autres encore sont des données de surveillance destinées à des études à long terme sur l’éventuel développement ou l’augmentation du trafic maritime. Nous en apprenons beaucoup sur la navigation dans les glaces et les déplacements en hiver grâce aux Rangers. Nous adorons travailler avec eux, ce sont des gens formidables. »

Au début de 2017, des conseillers scientifiques du MPO ont visité les communautés de Kugluktuk, Cambridge Bay, Gjoa Haven et Paulatuk au Nunavut et dans Territoires du Nord-Ouest. Ils ont formé des Rangers de chacun de ces endroits à utiliser différents instruments qu’ils ont laissés sur place afin de permettre la poursuite des travaux en cours.

Le lieutenant-colonel Luis Carvallo, commandant du 1 GPRC, fait remarquer que les Rangers viennent en aide à de nombreux projets du genre.

« L’expertise des Rangers canadiens sur ce territoire est sans égale, déclare-t-il. L’environnement change de manière radicale dans le Nord, on y retrouve parfois des conditions de voile blanc. Les Rangers connaissent parfaitement leur chemin et ils peuvent vous guider jusqu’à votre destination. Pour les scientifiques, c’est essentiel. Mieux vaut ne pas perdre de temps en se rendant quelque part pour exécuter une tâche. »

Toutes les personnes impliquées tirent parti du projet, mentionne M. Dempsey. Les communautés du Nord autant que les milieux scientifiques et universitaires.

« Nous donnerons accès aux données afin que les gens soient au courant des études qui se déroulent dans leur cour, qu’ils sachent ce qui se fait et ce qui est découvert. La population du Nord participe également à ce dialogue », ajoute-t-il. « Il existe une longue tradition de chercheurs venant du sud qui se rendent en Arctique afin de recueillir des données pour les ramener chez eux. Les gens du Nord sont curieux de savoir sur quoi portent ces études. Il existe aussi beaucoup de connaissances traditionnelles auxquelles nous n’avions pas accès et qui sont pourtant très précieuses. »

« Les anciens possèdent beaucoup de savoir; ils savent naviguer en se fiant à leur mémoire et à ce qu’ils voient, ils savent lire la neige et la glace », signale-t-il. « Nous apprenons toujours quelque chose en parlant avec les Rangers, que ce soit sur les poissons, les phoques, la glace, les courants et toutes sortes de choses du genre. L’interaction entre le savoir traditionnel des Rangers et les connaissances scientifiques du gouvernement joue un grand rôle à ce chapitre. »

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