Le nom du Corps du renseignement canadien est rétabli

Article / Le 27 octobre 2017 / Numéro de projet : 17-0060

Remarque : pour visionner les photos additionnelles, veuillez cliquer sur la photo dans la galerie d'images.

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

Ottawa (Ontario) — Le renseignement militaire est généralement une affaire tenue dans le plus grand secret, évidemment, mais l’Armée canadienne (AC) célèbre très publiquement la nouvelle image de son corps du renseignement.

Celui-ci portera maintenant le nom de Corps du renseignement canadien (C Rens C) en français, une meilleure traduction du nom anglais qu’il a eu de 1942 à 1968, soit celui « Canadian Intelligence Corps (C Int C) » (en français : le Service canadien des renseignements). Le C Rens C fait encore partie de la grande Branche des services du renseignement, une branche du personnel formée en 1982, et c’est la désignation d’organisation utilisée par les militaires qui portent l’uniforme de l’Armée.

Le lieutenant‑colonel Mathieu Boutin, Directeur adjoint du C Rens C, souligne que cela place le Corps dans une position unique lui permettant de célébrer deux anniversaires en 2017 : soit le 75e anniversaire du C Int C originel et le 35e anniversaire de la Branche des services du renseignement.

Le changement de nom s’inscrit dans une vaste initiative visant à faire en sorte que l’AC renoue avec ses racines historiques, qui a été lancée en 2011, quand le gouvernement fédéral de l’époque a rétabli le nom de l’Armée canadienne. Toutes les branches militaires du Canada avaient été rassemblées sous la bannière des Forces armées canadiennes (FAC) en 1968.

Depuis 2011, un certain nombre de corps de l’AC sont revenus à leur nom historique, dont les Services de santé des Forces canadiennes, qui ont été renommés Service de santé royal canadien en 2013. Les branches du Génie et des Transmissions de l’AC sont maintenant appelées le Corps du génie royal canadien et le Corps des transmissions royal du Canada.

Le Directeur du C Rens C, le colonel Steven Desjardins, a déclaré que ce rétablissement de nom (et le nouveau nom en français) fera en sorte que le nom du Renseignement de l’Armée sera harmonisé à celui des autres corps. Bien que cela donne au C Rens C une identité séparée et distincte au sein de la vaste Branche des services du renseignement, il ajoute qu’il demeure un fort sentiment de profonde unité.

« Notre branche a une réputation bien méritée d’excellence lors d’opérations, au pays comme à l’étranger », souligne le col Desjardins. « On n’aurait pas pu y parvenir sans une démarche de collaboration. Notre efficacité découle de notre capacité à travailler harmonieusement ensemble et à nous exprimer d’une seule voix. »

Le col Desjardins ajoute que le rétablissement du nom anglais du C Int C permettra d’intégrer pleinement le Renseignement de l’Armée à la structure globale de gouvernance de l’Armée et renforcera l’identité du C Rens C et de la Branche des services du renseignement des FAC.

L’histoire du renseignement militaire au Canada remonte à loin; elle prend ses origines à l’époque précoloniale. Ses précurseurs comprennent les unités de la cavalerie qui ont assumé des fonctions d’éclaireurs durant la Rébellion du Nord‑Ouest de 1885. L’une de celles-ci a été officiellement surnommée « Intelligence Corps » (Corps du renseignement).

En 1903, le précurseur de l’ancien Canadian Intelligence Corps (en français : le Service canadien des renseignements [SCR]) et de la Branche des services du renseignement, le Corps canadien des guides, a été créé. Cela a fait en sorte que le rôle du Corps était de recueillir des renseignements militaires détaillés et exacts dans la zone d’opérations en cas de guerre. 

Lors de la Première Guerre mondiale, les membres du Corps canadien des guides ont servi en qualité d’officiers d’état-major du renseignement ainsi qu’à divers autres rôles, y compris à l’analyse des données recueillies grâce à l’observation terrestre et aérienne ainsi qu’aux prisonniers de guerre. Ils étaient aussi les principaux membres du Bataillon de cyclistes du Corps canadien, une organisation qui a effectué les tâches de reconnaissance pour le Corps canadien.

Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, on a rapidement constaté que les praticiens du renseignement militaire seraient de nouveau nécessaires. À ce titre, le Service canadien des renseignements (le Canadian Intelligence Corps) a été officiellement formé le 29 octobre 1942. Son travail était crucial pour nombre de victoires des Alliés durant la guerre et par la suite. Des membres du Service canadien des renseignements comptaient parmi les pertes au combat et ils ont apporté leur expertise lors de tous les conflits auxquels l’Arme canadienne a participé.

« C’est l’occasion de renouer avec notre identité historique, de souligner nos réalisations passées, et de bâtir un bel avenir prenant racine dans un riche patrimoine militaire », souligne le lieutenant‑colonel Boutin.

Pour commenter cet article, rendez-vous dans la section Articles de la page Facebook de l’Armée canadienne

Date de modification :