Le lieutenant-colonel honoraire Whitney Lackenbauer explore les rôles des Rangers canadiens - vidéo

Vidéo / Le 31 mai 2017 / Numéro de projet : 17-0010

 

(Le logo vert des Rangers canadiens apparaît rapidement à l’écran. Il est composé de trois feuilles d’érable, d’une carabine et d’une hache apposés au milieu du bouclier des Rangers. Une bannière rouge située immédiatement sous le logo indique, en lettres blanches, qu’il s’agit du 70e anniversaire des Rangers canadiens [1947-2017].)

(La scène s’ouvre sur le lieutenant-colonel honoraire Whitney Lackenbauer qui se trouve à droite de l’écran. On peut apercevoir de petites cabanes en arrière-plan.)

Lieutenant-colonel honoraire Whitney Lackenbauer : La création des Rangers canadiens est la conséquence du concept de la mise en place d’éléments d’une guerre froide, idée qui a fait surface en 1946 et 1947. Le problème auquel faisait face le Canada était le suivant : comment défendre un si grand pays avec une si faible densité de population au nord?

(Changement de plan. Nouveau plan montrant une photo noir et blanc d’un centre-ville d’une ville éloignée. On y voit quelques édifices et maisons, ainsi qu’un secteur riverain et du feuillage.)

L’une des solutions consistait à se rendre dans le nord et à faire appel aux gens qui vivaient dans ces régions.

(Changement de plan. Nouveau plan montrant une photo noir et blanc de six hommes debout dans la neige et portant des vêtements d’hiver. Deux d’entre eux se serrent la main.)

On leur a donné une petite quantité d’équipement, seulement une arme et quelques centaines de cartouches. Leur uniforme était constitué d’un brassard. Ils bénéficiaient d’un entraînement très modeste et on leur demandait essentiellement d’agir comme les yeux et les oreilles des militaires canadiens dans leur région respective.

(Changement de plan. Nouveau plan montrant une photo noir et blanc des membres d’une famille autochtone debout à l’extérieur d’une tente et regardant au loin un navire militaire.)

Lorsqu’ils aperçoivent quelque chose d’inhabituel, comme la présence d’un sous-marin, ou lorsqu’ils voient un navire ou un avion étrange, ils doivent communiquer ce qu’ils ont vu par radio afin que l’information soit transmise au sud.

(Changement de plan. Nouveau plan montrant une photo noir et blanc d’un hélicoptère approchant d’une aire d’atterrissage couverte de neige. Une personne pointe en direction de l’hélicoptère en retenant ses chiens de traîneau.)

À d’autres occasions, ils entreprennent des opérations de recherche et sauvetage et jouent un rôle important de guide auprès des forces du sud, les aidant à se rendre là où elles veulent pour faire leur travail.

(Changement de plan. Nouveau plan montrant une carte interactive du Canada qui illustre à l’aide de points rouges les endroits où se trouvaient les Groupes de patrouilles des Rangers en décembre 1956.)

L’organisation des Rangers a lentement pris forme au début des années 40 et 50. Elle a pris de l’expansion non seulement dans le Nord territorial, mais sur la côte du Pacifique ainsi que dans ce qui est devenu Terre-Neuve-et-Labrador. Elle a grossi modestement pour atteindre un effectif de 2 700 personnes en 1957, puis les militaires canadiens ont adopté une nouvelle approche pour défendre ses régions éloignées.

(Changement de plan. Nouveau plan montrant une photo noir et blanc d’équipement satellite installé sur un terrain enneigé.)

Les choses ont changé avec le début de la menace des bombardiers soviétiques et la création dramatique de lignes radar, en particulier le Réseau d’alerte avancé qui couvrait l’Arctique canadien et qui semblait rendre obsolètes la menace d’une invasion terrestre et le besoin de disposer de gens sur le terrain pour observer le ciel.

(Changement de plan. Nouveau plan montrant une photo historique noir et blanc d’un groupe de Rangers portant leur tenue d’hiver.)

Les Rangers qui étaient sur le terrain ont cessé de susciter autant d’attention, ils ont continué à vivre très paisiblement au cours des années 60. À la fin de cette décennie, le rôle des Rangers n’était plus très clair.

(Changement de plan. Nouveau plan moyen montrant le lieutenant-colonel honoraire Whitney Lackenbauer à droite de l’écran. On peut apercevoir de petites cabanes en arrière-plan.)

Au début des années 70, les militaires se sont retrouvés face au dilemme suivant : fermer et dissoudre pour de bon l’organisation des Rangers ou la recréer sous une forme différente. C’est la deuxième option qui a été retenue, l’organisation des Rangers a été remise sur pied. Dans le Nord, ce sont des enjeux de souveraineté qui ont fait pencher la balance à ce moment, après le voyage d’essai d’un superpétrolier américain par le passage du Nord-Ouest dans le but de déterminer si les eaux canadiennes pouvaient réellement être empruntées comme voie de transit pour transporter le pétrole américain jusqu’à la côte atlantique à partir de l’Alaska.

Une organisation des Rangers portait son attention sur les Territoires, et l’autre organisation mettait l’accent sur la surveillance des côtes de l’Atlantique, en particulier Terre-Neuve-et-Labrador et le littoral du nord du Québec.

(Changement de plan. Nouveau plan montrant une photo de deux femmes Rangers lisant une carte.)

Ce système à deux organisations s’est poursuivi jusqu’à la fin des années 80. À ce moment, une très grande attention a été accordée à ce que les Rangers pouvaient faire dans l’Arctique, ce qui a été le moteur d’une incroyable période de croissance dans les années 80 et 90.

(Changement de plan. Nouveau plan montrant une carte interactive mettant en évidence les cinq régions distinctes, avec le 1er Groupe de patrouilles des Rangers canadiens au nord, le 2e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens au Québec, le 3e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens en Ontario, le 4e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens à l’ouest et le 5e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens à l’est.)

C’est en 1998, lors de la mise sur pied des groupes de patrouilles des Rangers canadiens représentant cinq régions distinctes du Canada, que les Rangers sont redevenus véritablement une organisation d’un océan à l’autre, du Pacifique à l’Atlantique en passant par l’Arctique.

(Changement de plan. Nouveau plan d’ensemble montrant une patrouille de Rangers parcourant un terrain enneigé en motoneige.)

Au début des années 2000, leurs tâches ont été modifiées afin d’éliminer l’aspect combat et se concentrer davantage sur les opérations nationales et le soutien aux opérations d’affirmation de la souveraineté.

(Changement de plan. Nouveau plan montrant un Ranger travaillant avec un Ranger junior lors d’une démonstration sur l’utilisation d’une scie à chaîne.)

Mais en même temps, les Rangers demeuraient présents sur le terrain, répondant aux besoins à l’échelle locale, que ce soit pour intervenir lors d’avalanches, de feux de forêt ou d’urgences humanitaires. Au fil du temps, les Rangers ont conservé un merveilleux équilibre entre les intérêts militaires nationaux, en étant en mesure de venir en aide aux troupes du sud qui se rendaient dans la région, et la capacité de venir en aide à la population à l’échelle locale. Cet équilibre a persisté de manière très marquée pendant plus de 70 ans et les avantages qu’il offre font maintenant l’objet d’un très grand respect.

(Changement de plan. Nouveau plan moyen montrant le lieutenant-colonel honoraire Whitney Lackenbauer assis sur les marches d’une cabane en compagnie d’un Ranger non identifié. Ils rient ensemble.)

À la fin d’un exercice d’entraînement ou de toute autre occasion où j’ai la chance d’interagir avec eux, je dis souvent aux Rangers qu’ils me rendent véritablement plus fier d’être Canadien.

(Changement de plan. Nouveau plan montrant le lieutenant-colonel honoraire Whitney Lackenbauer assis entre deux Rangers non identifiés, de sexe différent. Ils affichent un large sourire.)

(Fondu au noir. Fondu sur le titre : Strong. Proud. Ready. Forts. Fiers. Prêts.)

(Fondu sur l’identifiant de la Défense nationale et les renseignements sur les droits d’auteur. Fondu sur le mot-symbole « Canada ».)

 

 

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