L’une des premières Canadiennes noires à servir dans les Forces armées canadiennes raconte son histoire

Article / Le 16 février 2018 / Numéro de projet : 18-0082

By Josée Poirier, Affaires publiques de la 5e Division du Canada

Remarque : pour visionner les photos additionnelles, veuillez cliquer sur la photo dans la galerie d'images.

Février est le Mois de l’histoire des Noirs, un moment pour honorer les Canadiens de race noire  d’hier et d’aujourd’hui qui ont servi en uniforme et comme employés civils en défense et au service du Canada, depuis bien avant la Confédération.

Halifax (Nouvelle-Écosse) — «Trouver un emploi dans un magasin ou ailleurs était impossible si vous étiez Noir, alors nous nous sommes enrôlés dans la Réserve », explique le Caporal (à la retraite) Marelene Clyke.

En 1951, alors qu’elle était âgée de 17 ans, Cpl (ret) Clyke s’est enrôlée comme réserviste dans le Service féminin de l’Armée canadienne (CWAC) parce qu’elle n’arrivait pas à se trouver un autre emploi en raison de la discrimination raciale. « C’est ce qu’a fait un certain nombre d’entre nous, » elle raconte. Bien que le salaire n’était pas très élevé, « nous gagnions moins de cent dollars par mois, je crois que c’était 65 $ », dit-elle.

Cpl (ret) Clyke, un caporal à la retraite qui a œuvré en administration, travaillait trois soirs par semaine et participait à l’instruction d’été au Camp Aldershot, à Kentville (Nouvelle-Écosse). La majorité des souvenirs les plus précieux de la carrière militaire de Cpl (ret) Clyke est liée à ses étés au Camp Aldershot.

Cpl (ret) Clyke travaillait alors dans un bureau pendant que les autres femmes s’entraînaient à mener des exercices en campagne. En repensant à sa carrière militaire, ce qui revient d’abord à l’esprit de Cpl (ret) Clyke est la camaraderie qui régnait.

« J’ai réellement adoré aller au camp et rencontrer un grand nombre de gens différents. Ils venaient de Cape Breton, de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick. J’ai rencontré beaucoup d’autres femmes et nous nous amusions beaucoup. »

Au CWAC, Cpl (ret) Clyke a eu droit au respect qu’elle méritait de la part de ses camarades militaires. « Je n’ai eu aucun problème lié au racisme dans le service, » dit-elle.

La vie militaire a enseigné à Cpl (ret) Clyke « la discipline, le respect et comment bien s’entendre avec les autres » et elle la recommande à toute jeune Canadienne noire qui réfléchit à la possibilité de s’enrôler.

« Selon moi, cet emploi est une expérience de vie fabuleuse. Le salaire est bien meilleur maintenant et vous pouvez aussi faire vos études en même temps. Les choses ont changé, les jeunes filles ont beaucoup plus de choix de carrière aujourd’hui et le problème de la couleur n’est plus aussi évident qu’il l’était à l’époque. Cet emploi offre aussi la possibilité de voyager, ce qui est formidable. C’est un emploi qui offre une vie géniale et l’occasion de rencontrer des gens de partout dans le monde. »

Elle a pris sa retraite une fois qu’elle s’est mariée à son conjoint militaire en 1957, cependant elle a demeuré dans la vie militaire pour la durée de la carrière de son conjoint. Maintenant âgée de 84 ans, Cpl (ret) Clyke habite actuellement à Halifax et joue un rôle actif dans sa communauté.

(Note : la bonne orthographe du prénom du Cpl (ret) Clyke est « Marelene », même si des références historiques l’ont écrit incorrectement « Marlene ».)

Pour commenter cet article, rendez-vous dans la section Articles de la page Facebook de l’Armée canadienne

Date de modification :