Histoire

On peut retracer les origines du 2e Groupe-brigade mécanisé du Canada à la guerre des Boers, au cours de laquelle ses unités s’illustrent à Paardeberg et à Leliefontien. Sous un nom différent, il se distingue pendant la Première Guerre mondiale et compte parmi ses drapeaux consacrés et ses guidons des honneurs de guerre tels que ceux obtenus pendant les batailles d’Ypres, de la Somme, d’Arras, de Mons et de Vimy. Il est démantelé pendant l’entre-deux-guerres, mais il est reconstitué au cours de la Seconde Guerre mondiale et il combat en Italie et dans le Nord-Ouest de l’Europe en se distinguant notamment au cours des batailles de Sicile, de Rimini et d’Ortona.

La guerre froide

La 2e Brigade d’infanterie canadienne réintègre l’ordre de bataille actif en 1954, est restructuré et prend le nom de 2e Groupe-brigade d’infanterie du Canada (GBIC) au sein de la 1re Division canadienne, et il fait partie du contingent terrestre canadien qui contribue aux missions de l’OTAN. En 1955, le 2 GBIC se déploie en Allemagne, mais à la suite de la transformation des engagements de notre pays envers l’OTAN, la Brigade revient au Canada deux ans plus tard.

Le GBIC entreprend son déménagement à la BFC Petawawa pendant l’été de 1957. Cet endroit devient alors le dépôt régimentaire du Canadian Guards Regiment, nouvellement formé.

En 1966, le 2e Groupe-brigade d’infanterie du Canada prend le nom de 2e Groupe de combat. Il devient une brigade légère aérotransportable et apte à se déployer dans le nord de la Norvège en cas de guerre ou si les tensions entre l’OTAN et les pays du Pacte de Varsovie s’aggravent. Son entraînement le prépare aussi à exécuter des opérations de maintien de la paix de l’ONU, des opérations de sécurité intérieure et des opérations dans le cadre d’une guerre limitée. En outre, le 2e Groupe de combat est chargé de fournir un groupement tactique aux Forces mobiles du Commandement allié de l’OTAN en Europe.

Pendant toutes les années 1970, le 2e Groupe de combat participe à trois grandes opérations : l’opération GINGER, l’opération ESSAY et l’opération GAMESCAN.

Le 11 octobre 1970, l’opération GINGER commence avec le transport de 1 000 soldats par hélicoptères et par la route à Ottawa, où ils sont chargés de protéger les immeubles et les fonctionnaires fédéraux dans le contexte de la crise du FLQ. Elle est immédiatement suivie de l’opération ESSAY, c’est-à-dire par un déploiement de troupes du 2e Groupe de combat dans toute la province de Québec.

L’opération GAMESCAN est un déploiement de troupes chargées d’appuyer les organisateurs des Jeux olympiques de Montréal, en 1976.

En 1977, les unités du 2e Groupe de combat, sauf le 3e Bataillon, The Royal Canadian Regiment fusionnent avec le Régiment aéroporté du Canada pour former la Force d’opérations spéciales.

Force d’opérations spéciales

Le 1er avril 1977, le 2e Groupe de combat est démantelé, et la Force d’opérations spéciales est officiellement créée à la Base des Forces canadiennes Petawawa. Elle tire son nom de la Première Force de service spécial, formation canado-américaine historique surnommée « Brigade des diables » pendant la Seconde Guerre mondiale.

La Force d’opérations spéciales est censée remplir un rôle double : elle sera d’abord une formation d’intervention rapide très mobile capable d’exécuter des missions en temps de paix, puis, en temps de guerre, elle constituera l’élément central d’un groupe-brigade standard.

Comme le Régiment aéroporté est conçu pour se déployer rapidement dans des points « chauds » du monde, ses 1er, 2e et 3e Commandos, munis du soutien nécessaire, sont envoyés en Somalie à la fin de 1992, dans le cadre de l’opération DELIVRANCE, qui fait partie de la grande opération RESTORE HOPE dirigée par les États-Unis.

Les soldats de la Brigade participent beaucoup aux opérations des Nations Unies et de l’OTAN pendant les années 1990 : mentionnons ici celles qui ont lieu pendant la guerre du Golfe Persique (1990‑1991), au Cambodge (1992), à Chypre (1964‑1993), dans les Balkans (1992‑1993), en Somalie et au Rwanda (1994-1996).

Après la signature d’un décret ministériel daté du 24 avril 1995, la Force d’opérations spéciales change officiellement de nom et devient le 2e Groupe-brigade mécanisé du Canada (2 GBMC).

Aujourd’hui

Depuis 1995, le 2 GBMC a participé à une multitude d’opérations et de missions. Il a rempli des rôles exigeants et variés. Ses troupes sont intervenues pendant des catastrophes naturelles telles que les inondations de 1997 à Winnipeg et la tempête de pluie verglaçante ayant dévasté l’Ontario et le Québec en 1998.

Le 2 GBMC a par ailleurs contribué d’une façon essentielle à des missions d’aide humanitaire, en déployant l’Équipe d’intervention en cas de catastrophe (EICC) en Turquie, au Sri Lanka et au Pakistan en 1999, 2003 et 2005, respectivement, dans le cadre des opérations TORRENT, STRUCTURE et PLATEAU.

Des membres du 2 GBMC ont aussi servi en Éthiopie et en Érythrée de 2000 à 2003, pendant l’opération ADDITION.

À partir de 2003, les membres du 2 GBMC ont joué un rôle déterminant dans le déploiement des troupes canadiennes en Afghanistan, dans le contexte de l’opération ATHENA, puis, à partir de 2006, dans celui de l’opération ARCHER.

Le 2e Groupe-brigade mécanisé du Canada continuera à faire sa part pour défendre le territoire national. Ses soldats participeront encore à de nombreuses missions de maintien de la paix un peu partout dans le monde et ils se tiendront prêts à remplir des missions d’urgence au Canada.

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